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Marguerite Bourgeoys en tenue de service…

En 1652, Paul de Chomedey de Maisonneuve (originaire de Neuville-sur-Vanne), fondateur et gouverneur de Ville-Marie (Montréal), est de passage à Troyes à la recherche d’une institutrice. Pour Marguerite, c’est l’appel : « Je m’offris pour y aller et il m’accepta ».

Au terme du long périple (deux mois entiers en mer) qui l’a amenée de Troyes en Nouvelle-France, prolongé d’un séjour à Québec pour veiller su r les convalescents de la recrue, Marguerite arrive à Ville-Marie « environ quinze jours après la Toussaint ». Elle touche enfin le sol où s’exercera sa mission, ce pourquoi elle a consenti à quitter sa famille et son pays…

Venue pour enseigner, elle se trouve, en ce mois de décembre 1653, sans fonction précise. Et pour cause : il n’y a pas d’enfants d’âge scolaire. Comment alors s’insèrera-t-elle dans la vie de la colonie? Comment arrivera-t-elle à dépenser le dévouement qui l’habite?

Son zèle trouve à se déployer : elle répond aux besoins des colons, soutient les courages, prêt son aide à la fondatrice de l’Hôtel-Dieu, Jeanne Mance (une autre Champenoise, de Langres), annonce la Bonne Nouvelle dans les voies simples du quotidien, devient la conseillère de tous ceux et celles qui sollicitent son aide. Une chose est sûre : elle ne se replie pas sur elle-même, elle ne connaît pas l’égoïsme.

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Actualité du message de sainte Marguerite Bourgeoys

Certains aspects du message de Marguerite Bourgeoys ont l’actualité de l’Évangile : ils sont les mêmes « hier, aujourd’hui et toujours »… Il en va ainsi, par exemple, de son insistance sur le grand commandement de l’amour… D’autres aspects prennent un relief spécial à cause du contexte dans lequel nous vivons. En voici quelques-uns :

Dignité de la personne

Marguerite a un sens aigu de la dignité de la personne et de l’égale dignité de tous les humains : chaque personne, en effet, est aimée de Dieu; pour chacune, Jésus a versé son sang.

Cette conviction l’amène à agir sans acception de personne. Elle parle de l’enseignement comme d’une mission qui doit être exercée sans distinction de pauvres ou de riches, de parents ou de personnes étrangères, jolies ou laides, douces ou grondeuses… les regardant toutes comme des gouttes du sang de Notre-Seigneur.

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Respect de la création, Écoute et dialogue

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Souvenirs de la canonisation de Marguerite Bourgeoys (31 octobre 1982)

Autour d’une table sœur Françoise Benoît, sœur Francine Auger, sœur Claudette Marcoux et sœur Agnes Campbell, partagent leurs souvenirs de la canonisation de Marguerite Bourgeoys, le 31 octobre 1982.

C’est par tirage au sort qu’on avait choisi les sœurs qui allaient assister à la cérémonie de la canonisation, à Rome. Sœur Francine Auger était du nombre. Elle logeait avec son groupe des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à la maison mère des Frères des Écoles chrétiennes (et avait retrouvé avec surprise au mur de sa chambre romaine un calendrier du Cap-de-la-Madeleine !) Le nom d’aucune des sœurs de la maison où résidait sœur Françoise n’avait été pigé. Par contre, le décès inattendu d’une personne sélectionnée avait permis à notre regrettée sœur Florence Bertrand de faire partie du voyage.

Sœur Claudette Marcoux a vécu la canonisation au Japon. Il y avait eu rencontre de prière. Sœur Elizabeth Schratz avait d’abord expliqué ce qu’était une canonisation (le Japon comptant une minorité de Catholiques). Puis, divers tableaux évoquant la vie et l’œuvre de Marguerite Bourgeoys avaient été présentés. Pour la tableau de la procession du rosaire, le rideau s’était ouvert sur une magnifique rosace pendant qu’une chorale d’élève entonnait un Ave Maria, ce qui avait provoqué une réaction admirative des spectateurs. On a aussi entendus ces derniers rire, à l’ouverture d’un autre tableau, alors qu’un des petits angelots suspendus tentait de déprendre sa jupe emberlificotée dans ses collants…

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