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Présentation de l’AIPE aux soeurs de la CND : pour le bien des enfants et des familles

Michelle Renaud

Le 14 mai dernier, la Congrégation de Notre-Dame a eu le plaisir d’accueillir madame Roxana Robin, fondatrice et directrice de l’Aide internationale pour l’enfance (AIPE), un organisme à but non lucratif de coopération internationale œuvrant depuis près de quinze ans auprès des enfants victimes d’exploitation.

L’Aide internationale pour l’enfance est un organisme que la Congrégation de Notre-Dame est fière de soutenir. Ce groupe accomplit beaucoup avec peu et change radicalement la vie de nombreux enfants. On reconnaît dans les objectifs de l’AIPE de nombreux éléments communs avec la mission d'éducation libératrice des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame:

  • Soutenir la réinsertion sociale des jeunes libérés de la servitude pour dettes
  • Appuyer des activités génératrices de revenus afin de favoriser l’autonomie des femmes et l’éducation des enfants
  • Favoriser l’éducation des jeunes filles retirées de l’exploitation sexuelle
  • Aider les enfants des bidonvilles à réintégrer le système scolaire grâce à une école de rattrapage
  • Protéger les enfants immigrants illégaux de l’exploitation.

C’est en 1998, au cours d’une période de bénévolat en Inde, que madame Roxana Robin, jeune Bangladaise récemment immigrée au Québec, découvre sa mission: «rendre leur dignité aux enfants exploités et leur assurer un avenir»! De retour au Québec, elle se renseigne, rallie des bénévoles à sa cause, trouve des bailleurs de fonds (dont la Congrégation de Notre-Dame), et en 2000, l’AIEP voit le jour[1].

Entre 2003 et 2009, avec l’appui d’un partenaire local, l’AIPE s’emploie à libérer des enfants victimes de servitude pour dettes en Inde. Ces enfants sont recueillis à la Maison Arc-en-ciel, un centre d’accueil bâti par l’organisme. En plus de l’instruction de base, ils y reçoivent une éducation spécialisée axée sur la créativité pour les aider à surmonter les traumatismes psychologiques liés à leur condition d’esclavage. Depuis 2010, en partenariat avec la Resource Educational Society, l’AIPE finance les études de ces enfants, inscrits dans les meilleures écoles de leur district.

L’AIPE a aussi mis sur pied un programme de microcrédit ciblant principalement les femmes. Jusqu’à présent, une centaine de femmes marginalisées ont ainsi réussi à augmenter significativement leurs revenus. En outre les parents des familles bénéficiaires du microcrédit reçoivent des formations sur divers sujets tels que l’hygiène, le contrôle des naissances, l’épargne et l’importance de la scolarisation des enfants. L’AIPE mise beaucoup sur la sensibilisation des adultes, espérant qu’elle aura un effet préventif sur toute la population des villages.

Une autre réalisation de l’AIPE est l’ouverture en 2009 du Centre Santikhan en banlieue de Bangkok, en Thaïlande. Géré sur le terrain par la Foundation for Child Development, le Centre favorise la réinsertion sociale des enfants exploités par le travail, surtout les enfants des communautés d’immigrants illégaux du Cambodge, du Laos et de Birmanie. Le Centre dessert plus de 300 familles; les enfants y trouvent un espace chaleureux et sécuritaire et les adultes, divers services additionnels.

Depuis 2010, l’AIPE lutte contre la traite à des fins d’exploitation sexuelle en soutenant la Rescue Foundation. Cet organisme indien libère chaque année environ 300 mineures vendues à des réseaux de prostitution et leur procure un suivi médical et une assistance psychologique visant à favoriser leur réinsertion sociale. Leur avenir est toutefois incertain, car 65 % d’entre elles réintègrent par la suite les réseaux de prostitution. Devant ce problème, l’AIPE et la Rescue Foundation ont conclu un partenariat pour construire une école offrant des programmes d’éducation et de formation professionnelle aux jeunes rescapées du trafic sexuel. Elles acquièrent ainsi des compétences pratiques qui leur procurent une indépendance financière.

La réinsertion scolaire des enfants du bidonville de Visakhapatnam en Inde est le dernier-né des projets de l’AIPE. En 2013, son partenaire local, Kidpower India, a ouvert l’école Espoir. Cet établissement offre aux enfants une année scolaire complète durant laquelle ils assimilent les compétences leur permettant de réintégrer une classe à leur niveau au sein d’une école publique régulière.

Merci de tout cœur à Roxana d’être venue nous présenter ses projets de collaboration sur le terrain avec ses partenaires locaux pour affranchir les enfants et leurs familles de la pauvreté et de l’exploitation. Merci de nous avoir fait partager sa passion pour les personnes appauvries, exclues et opprimées, merci de travailler avec tant d’énergie à l’avènement d’un monde plus juste!

 

[1] Danielle Laurin, « Au secours des enfants », Châtelaine, mai 2007, p. 89-92.

 

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