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Réflexion sur l'histoire et la culture du Japon

Akiyo Yonemoto, CND et Suzy Makougoum, CND

Mardi, 23 juillet

Nous sommes allées au musée d'Edo-Tokyo en après-midi. Ce fut l’occasion d’approfondir nos connaissances de la culture japonaise, puisque la veille le père Sekiya nous avait parlé de cet endroit. Le Japon est l’un des rares pays qui a maintenu une politique d’isolement durant plus de 250 ans. Ayant entendu plus tôt que les Japonais sont introvertis et qu’ils ont plus conscience de la honte que du péché, nous avons pu mieux comprendre comment le peuple japonais a vécu ces 250 ans.  

Après la période de guerre de l’époque Edo qui a vu naître 15 générations de Shoguns, de Ieyasu Tokugawa à Yoshinobu Tokugawa, la vie était redevenue paisible. Cependant, le christianime était strictement interdit. Le gouvernement de Tokugawa fut particulièrement brutal dans sa persécution des chrétiens. Mais ceux-ci ont conservé leur foi et en conséquence plus de 20,000 d’entre eux ont atteint la gloire des martyrs. Durant la politique d’isolement, le gouvernement de Tokugawa ne permettait le commerce extérieur qu’avec la Hollande, la Chine et plus tard l’Angleterre. Le commerce était restreint à l’île de Dejima, dans la baie de Nagasaki. Les Japonais ont appris la médecine et l’astronomie de la Hollande et le confucianisme de la Chine. Durant cette époque de règne paisible, et malgré les différences de classes, tant les enfants riches que les enfants pauvres ont appris à lire et à compter. L’alphabétisation dépassait 70%. Les garçons et les filles étudiaient ensemble dans des écoles appelées Terakoya. Nous avons vu là une similarité avec Marguerite Bourgeoys qui éduquait les enfants et leur apprenait à vivre sans égards à leur classe sociale. La différence entre l’éducation japonaise et celle de Marguerite est qu’elle enseignait la parole de Jésus Christ. L’éducation japonaise a été basée sur le confucianisme et le bouddhisme et l’accent a été mis sur la courtoisie. Il est à noter que durant l’interdiction du christianime, les chrétiens n’étaient pas libre d’ exprimer leur foi; plusieurs prétendaient être bouddhistes afin de survivre et de transmettre leur foi. L’esprit du samouraï s’est développé et la société fut alors divisée selon les classes sociales (Shogun, Samouraï et le public en général). Nous avons appris comment les gens de chaque classe vivaient durant cette époque. Nous avons appris que la notion selon laquelle la culture japonaise peut être approfondie en instituant le bouddhisme et le shintoisme comme religions officielles, ainsi que la tendance à rester fermé à la fusion avec d’autres cultures, demeurent des éléments clés du caratère national japonais jusqu’à aujourd’hui. Nous nous demandons quel message chacune d’entre nous a reçu de cette expérience d’apprentissage. Cela nous a-t-il donné des conseils pratiques pour vivre notre interculturalité?

 

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