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Nouvelles du Groupe Solidarité Justice

Groupe Solidarité Justice

À bien y penser

Une vision à perte de vue ou une vision perdue ? 

Tout au long de cette année, notre Groupe Solidarité Justice a posé un regard sympathique sur la vie que mènent nos sœurs autochtones. Ce ne fut pas avec un œil scrutateur que nous avons abordé cette question, mais avec les yeux du cœur et l'humilité de nos moyens d'approche. Depuis près de vingt ans, notre orientation communautaire nous appelle à nous rapprocher des personnes appauvries par un système qui opprime et exproprie les personnes de leur propre identité. En nous approchant des femmes autochtones, nos yeux se dessillent et nous découvrons combien notre vue s'était voilée sur cette tranche de société qui vit ici et maintenant, aujourd'hui. La commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées chemine laborieusement sur cette route minée par des décennies d'aveuglément planifié. Nous n'avons pas fini de tenter de vaincre nos résistances pour compenser notre perte de vue. Marguerite Bourgeoys, femme de vision, était allée au-devant d'elles pour leur sauvegarder une place de choix en éducation. Au moins par le cœur et la connaissance renouvelée, nous pouvons essayer de nous rapprocher pour poser un regard amical, enveloppant et guérisseur sur chacune de nos sœurs autochtones.

À l'occasion de notre assemblée générale le 7 avril prochain, nous aurons la chance de rencontrer des femmes issues des Premières Nations. Notre compagne Marie-Laure Simon sera en bonne compagnie et fière de nous voir ouvertes à sa culture ancestrale. Avec elle, nous reviendrons à l'origine d'une vision perdue.

À un tout autre niveau, le processus électoral est déjà en marche au Québec où chaque parti vient à tour de rôle présenter ses présumées vedettes. Comme femmes, comme éducatrices à la vie à la mort, gardons l'œil attentif sur l'évolution des programmes d'éducation. Levons notre regard au-dessus des partis politiques ; notre parti à nous, c'est l'éducation, qui est la base même de l'évolution d'une société juste et démocratique. Nous sommes les artisanes les plus importantes dans le développement de notre société. Le plus grand danger d'une nation, ce n'est pas la maladie, mais l'ignorance. Cela aussi Marguerite Bourgeoys l'avait compris. Le vieillissement de notre population prend souvent les manchettes de l'actualité à cause de la pyramide renversée des âges, mais pour nous, ce n'est pas un critère d'analyse pour faire nos choix. Gardons le regard lucide sur notre jeunesse riche de promesses, l'avenir est en avant !

Denise Brunelle


Bonne nouvelle

Canonisation de Mgr Romero

Le 6 mars, le pape François a officiellement signé le décret menant vers la canonisation de monseigneur Oscar Romero, l’ancien archevêque de San Salvador qui a été assassiné en pleine messe, le 24 mars 1980, pour avoir été le défenseur des droits humains et particulièrement des paysans de son diocèse. Il avait compris que la raison d'être de l'Église est de se solidariser avec les pauvres. Il a un jour affirmé : « Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l'Église, mais bien quand ils seront les acteurs et les protagonistes de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l'Église. »


En votre nom

Itinérance des femmes

Le Groupe Solidarité Justice a appuyé la Déclaration sur l’itinérance des femmes. À la suite du forum du 17 mars 2015 intitulé « L’itinérance des femmes : construire une voix pour contrer l’invisibilité » qui a rassemblé 80 personnes représentant 50 organismes, la Table des groupes de femmes de Montréal et ses partenaires ont élaboré cette déclaration. Elle peut se trouver facilement sur Internet et être aussi signée individuellement.


À l'action

En vue du G7 dans Charlevoix en juin,

Ceci est un rappel. Cette année, la rencontre du G7 aura lieu dans Charlevoix en juin et les changements climatiques seront à l’ordre du jour. Le ROJEP propose de faire circuler une lettre adressée au Premier ministre du Canada invitant le gouvernement à respecter ses engagements et à rendre des comptes concernant les engagements pris pour lutter contre les changements climatiques. Les lettres devront être envoyées au ROJEP (25, rue Jarry ouest Montréal QC H2P 1S6) avant le 22 avril pour être acheminées toutes ensemble. À nouveau, nous vous invitons à signer et faire signer la lettre ci-jointe: http://justicepaix.org/wp-content/uploads/2018/02/Lettre-au-Premier-ministre-du-Canada-campagne-du-ROJEP-G7-2018.pdf

Campagne de carême

La coordonnatrice JIPC de la province Visitation, Monica Lambton, a invité les francophones à se joindre à la campagne de carême « J’arrête pour la planète » du groupe de chrétiens engagés CITIZENS for PUBLIC JUSTICE / CITOYENS pour UNE POLITIQUE JUSTE. Comme le matériel de campagne est disponible en français, il nous a semblé opportun de publiciser la campagne. Celle-ci s’adresse à Catherine McKenna, ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique. Pour participer à la campagne, il suffit de copier, sur un moteur de recherche (Google, par exemple), le lien suivant : https://cpj.ca/engagez.


Parlant... autochtones

Conditions de vie des femmes autochtones

Les données qui suivent sont tirées d’un document, À la rencontre des femmes autochtones du Québec (septembre 2016), où l’organisme Femmes Autochtones du Québec et le Conseil du statut de la femme ont uni leur expertise pour mettre en lumière la réalité des femmes autochtones du Québec. Un dur constat émerge : les femmes autochtones vivent dans des conditions inférieures à celles du reste de la population.

Santé - L’espérance de vie des femmes des Premières Nations à la naissance est plus courte de quatre à six ans que celle des Québécoises. Le taux de mortalité infantile est de 6,2 pour 1 000 chez les Autochtones vivant dans des réserves du sud du Québec, de 11,7 pour 1 000 chez les Cris et les Naskapis et il s’approche de 19 pour 1 000 dans les communautés inuites.

Participation démocratique - Les femmes autochtones luttent pour reprendre la place qui leur revient au sein de leur communauté et pour faire reconnaître leurs droits tant dans leur propre milieu que dans la société. Les femmes autochtones ont acquis en 1951 le droit de participer à l’élection de leur conseil de bande. L’année 1992 marque l’élection d’une première femme à la tête d’un conseil de bande; il s’agit de Jocelyne Gros-Louis, grande chef de la nation huronne. En 2015, les femmes détiennent environ 40 % des sièges dans les conseils de bande du Québec et du Labrador (103 sur 250). Ces élues sont presque toutes des conseillères.

Éducation -  Les femmes autochtones suivent la tendance québécoise : elles sont plus nombreuses que les hommes autochtones à poursuivre des études postsecondaires et, en général, elles réussissent mieux. Cependant, les filles et les femmes autochtones sont confrontées à des difficultés liées directement à leur sexe et à leur statut autochtone, des obstacles qui peuvent influencer leur cheminement scolaire. La violence, les grossesses précoces ou la monoparentalité sont des situations qui ralentissent leur scolarisation ou la stoppent carrément.

Situation socio-économique - Chez les Autochtones, la pauvreté se manifeste plus fortement chez les femmes que chez les hommes. Cette situation est en partie due aux faits qu’elles occupent de moins bons emplois et qu’elles trouvent moins facilement un emploi que les femmes non autochtones et que les hommes autochtones. De plus, en 2006, 32,1 % des familles autochtones sont monoparentales.

Logement - La pénurie et le surpeuplement des logements dans les communautés affectent particulièrement les femmes autochtones qui, en situation de violence familiale par exemple, n’ont souvent nulle part où aller. Selon un document du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) datant de 2014, 34 % des logements ont besoin de rénovations et 23 % des logements sont trop petits.

Violence - Les femmes et les filles autochtones sont victimes de manière disproportionnée de toutes les formes de violence. Cette violence trouve en partie sa source dans les problèmes socioéconomiques qui touchent les collectivités autochtones. Les femmes autochtones victimes de violence conjugale sont proportionnellement plus nombreuses à craindre pour leur vie que les femmes non autochtones (52 % contre 31 %). Plus des trois quarts (75 %) des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle. Selon les témoignages récoltés par Femmes autochtones du Québec, la violence fait rarement l'objet de dénonciations auprès des autorités ou des services sociaux.      

Judiciarisation - En 2015, les femmes autochtones représentent 36 % de la population féminine des pénitenciers canadiens, alors qu’elles comptent pour à peine 4 % de l’ensemble de la population féminine canadienne.

Bref, pour les filles et les femmes des Premières Nations, les défis demeurent nombreux, notamment en matière d’éducation, d’emploi, de santé, de logement et de lutte contre la violence.


Événements

Forum social mondial 2018

Actuellement, à Salvador de Bahia, au Brésil, se tient la 13e édition du Forum Social Mondial. C’est le plus grand rassemblement de la société civile au monde. Parallèle au forum économique de Davos, il rassemble des citoyens et des organisations du monde entier sensibles aux principaux sujets de préoccupation de la société civile en rapport avec la mondialisation (développement social, économie solidaire, environnement, droits humains, lutte féministe, démocratisation, racisme, (dé)colonisation, etc.).

Simultanément au Forum social mondial, se tient le Forum mondial théologie et libération. La coordination de justice sociale CND, en collaboration avec le Réseau œcuménique Justice Écologie Paix (ROJEP) et les Oblates Franciscaines de Saint Joseph propose une activité lors de ce Forum. Le thème est la crise environnementale et ses conséquences sur les réserves d'eau de la planète. Bineta Ba y présente le projet OK Water Project de Kumbo, au Cameroun. Sœur Ercilia Ferrera participe aussi à l’événement.Forum mondial théologie et libération

Semaine contre l’apartheid israélien

Du 15-22 mars 2018 : une semaine de conférences, d’ateliers, de projections de films, de manifestations et d’événements culturels afin de souligner la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Des événements auront lieu à Concordia, à l'UQAM, à l'Université de Montréal et à McGill ainsi que dans des lieux communautaires à Montréal.

En opposition à l’apartheid et à l’occupation

En solidarité avec la résistance palestinienne

En support aux luttes mondiales pour la justice sociale

2018 marque la quatorzième édition de la Semaine contre l’apartheid israélien qui se tiendra à Montréal et partout ailleurs dans le monde.

Journée Internationale pour l'élimination de la discrimination raciale

La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid.

En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale de l’ONU a engagé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale

Festival contre le racisme de Québec

Du jeudi 22 mars 2018 au dimanche 25, pour une deuxième année consécutive.

Encouragés par la peur et le repli identitaire, les discours xénophobes ont ces jours-ci le vent dans les voiles; malheureusement la ville de Québec n'y échappe pas.  D’où un festival fidèle à la culture locale.


Agenda

À Québec

  • Le dimanche 18 mars, à 19 h 30, à la Librairie St-Jean-Baptiste, 565 rue St-Jean, L'Aut'gauche avec Roméo Bouchard.À Québec
  • Le samedi 24 mars (après-midi), au Centre récréatif Saint-Roch, 230 rue du Pont,  dans le cadre du Festival sur le racisme, ateliers et conférences sur des expériences du racisme et des luttes antiracistes tels Démystifier l'immigration : solidarité avec les sans papier et les enjeux touchant les femmes autochtones.
  • Le dimanche 25 mars, Manifestation familiale contre le racisme, départ à 13 h 00, de la Place d'Youville.
  • Le samedi 31 mars, de 13 h 30 à 17 h 00, au Musée de la civilisation : 85 rue Dalhousie, table ronde « Les femmes autochtones et le documentaire »
  • Les jeudis, de 13 h 30 à 16 h 00, au Centre des femmes de la Basse-Ville : 380 Saint-Vallier Ouest, Café-rencontre entre femmes
  • Le samedi 21 avril, de 10 h 00 à 16 h 00, au Centre Durocher (anc. Mgr Bouffard), 680 rue Raoul-Jobin (près de la rue Marie-de-l ‘Incarnation), Printemps des alternatives, activités et initiatives pour bâtir un monde plus juste, écologique et démocratique.
  • Le mardi 24 avril, de 19 h 00 à 21 h 30, au Centre culture et environnement Frédéric Back - Salle 210 : 870 ave. de Salaberry, Soirée Relations, Cesser d'investir dans les combustibles fossiles.

À Montréal

  • Le lundi 19 mars, de 19 h à 21 h 30, à la Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest, soirée Relations, L’Algérie au-delà des clichés.
  • Le samedi 24 mars 2018,  de  9h 30 à 16 h 00, Découvrir la diversité musulmane montréalaise : dépasser les préjugés et partager la citoyenneté, circuit en autobus scolaire en partenariat avec Montréal Explorations (Heure de rendez-vous : 9h15 au métro Saint-Michel).
  • Le mardi 27 mars, de 19 h à 21 h 30, au Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges, 5347, chemin de la Côte-des-Neiges (métro Côte-des-Neiges), L’Islam dans les médias – Un imaginaire posé en problème public.
  • Le lundi 9 avril de 17 h 30 à 19 h 30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, suite de la série Libérer la prière, L’ÉVANGILE SELON LUC Une prière convaincante avec le bibliste André Myre
  • Le jeudi 12 avril, à notre maison mère, 5 à 7 du CATHII, vidéoconférence sous le thème : Le Canada répond-il adéquatement à ses engagements internationaux relatifs à la lutte contre la traite humaine en matière de travail forcé et d'exploitation sexuelle ? ​Confirmer sa présence à info@cathii.org.
  • Le vendredi 27 avril de 17 h 00 à 19 h 00, à la Maison Bellarmin, 25 Jarry Ouest, 5 à 7 pour marquer les 15 ans du ROJEP.
  • Le dimanche 29 avril à 16h, à la Maison Bellarmin, 25 Jarry Ouest, Rencontre des Saisons d’Emmaüs La parole des femmes libérée. Chaque personne peut en inviter une autre et apporter un plat froid qui sera partagé. Confirmer sa présence avant le 26 avril 2018 à Christiane Le Guen : cleguen@cjf.qc.ca.

À la source

Afin d’orienter éventuellement vos lectures à propos des autochtones dont nous vous entretenons depuis plusieurs mois, nous vous offrons une bibliographie commentée préparée par Francine Fournier. Parlez-lui-en : elle vous partagera son enthousiasme.& À l’approche de Pâques, nous proposons à votre lecture et réflexion un texte intitulé La Pâque du désarmement, écrit par José Arregi, tiré du site FAIRE ÉGLISE AUTREMENT » Textes libérateurs.

 

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