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L'heure juste

Groupe Solidarité Justice

À bien y penser

La patience de l’histoire a gagné

Au moment de proposer à l'Heure Juste mon petit bout de réflexion de novembre, voilà qu'un coup de tonnerre abasourdit le monde municipal : VA-LÉ-RIE, première mairesse de Montréal !

Encore une fois, je retarde ma réflexion au sujet de nos sœurs autochtones. C'est injuste ! Il y a toujours des nouvelles plus visibles qu'elles... depuis des générations !

En ce soir du 5 novembre 2017, s'ouvre une nouvelle page dans l'histoire du Québec. Comme un cadeau au terme des festivités du 375e anniversaire de Ville-Marie, Valérie Plante nous est offerte en présent, promettant un avenir meilleur, préparée par un travail constant passé auprès de la base citoyenne. Son premier discours est sans équivoque ; elle nous annonce qu'elle vient travailler pour nous. Et les gens lui répondent : VA !  Oui VA-LÉ-RIE... et j'entends un écho d'un VA souvent entendu...

Un bref tour d'horizon vous fera connaître ou re-connaître cette femme d'Abitibi qui suit un itinéraire particulier et qui puise ses connaissances au Québec et en Ontario. À dix-neuf ans, elle s'installe à Montréal, poursuit ses études et décrochera un baccalauréat en anthropologie puis une maîtrise en muséologie. Elle s'engage dans le milieu communautaire, reçoit un certificat en intervention multiethnique et dirige la Fondation Filles Action. Cette fondation va dans le sens de l'éducation libératrice et vise la clientèle féminine en offrant « des programmes transformateurs pertinents et adaptés aux réalités changeantes des filles et des jeunes femmes. » Après plus de vingt ans d'engagement en éducation libératrice, elle sent qu'elle peut aller plus loin et décide de faire le saut en politique municipale avec l'équipe de Projet Montréal. Elle assume différentes fonctions notamment comme conseillère du district Sainte-Marie en remplacement de Mme Louise Harel. En 2016, aucune femme ne veut se présenter à la tête de Projet Montréal ; alors elle entend le VA et ose le grand défi le 4 décembre 2016. Moins d'un an plus tard, sa crédibilité s'impose, son audace et sa vision de l'avenir plaisent à la population qu'elle veut servir. Ne s'attribuant pas tout le mérite, elle tient d'entrée de jeu à déclarer le soir de son élection que Projet Montréal est arrivé à l'hôtel de ville ! Habituée au travail communautaire, elle compte déjà sur des appuis connus et ouvre les portes à la collaboration de toutes et de tous pour faire avancer des projets d'envergure mais réalistes. Nous la suivrons pas à pas ou en vélo, moyen plus rapide que l'auto en ville, et nous l'encouragerons notamment au sujet de la réalisation d'un quartier familial où seront érigés des logements de trois chambres et plus pour les familles. Les projets surprennent celles et ceux qui ne la connaissent pas, mais pas les autres qui l'ont appuyée et qui la savent profondément engagée au service de la société.

Ce vent de fraîcheur qui renouvelle notre enthousiasme est un cadeau pour tout le Québec ! Après 375 ans, Jeanne Mance doit être fière de voir arriver à Ville-Marie une Valérie qui marchera dans ses pas à la tête de la Cité !

…Et si mes sœurs autochtones avaient envie de rêver... et si la mairesse qui s'est perfectionnée en anthropologie les aimait déjà... et si.... et si... ensemble on rêvait... et si ensemble on osait...

TOUT DEVIENDRAIT POSSIBLE parce que TOUT EST POSSIBLE !

Denise Brunelle, CND


Rideau Sur L’exécutif

Remplacement

Michelle Beaulieu, élue comme membre du comité exécutif lors de l’assemblée générale, se voit dans l’impossibilité de remplir son mandat. À partir de la courte liste de candidates suggérées par les membres, le comité exécutif a coopté Renée Ntagungira qui est membre du GSJ depuis une dizaine d’années. Renée travaille comme permanente du service de priorités dans les dons à la CRC.Remplacement

Plan d’action

Compte tenu des priorités formulées lors de l’assemblée générale, les membres du comité exécutif ont amorcé une démarche qui devrait nous conduire vers des engagements envers les femmes particulièrement les femmes autochtones et les femmes réfugiées ou immigrantes, les unes et les autres souvent en situation de pauvreté. Sans spécification de genres, dans un premier temps, deux membres de l’exécutif, Francine Fournier et Louise Breton, ont fait, sur ces populations, des recherches que nous partageons ci-dessous.

Et toi ? Et nous ?

Qu’est-ce que tes fréquentations, ton expérience t’ont appris sur la réalité des autochtones et/ou des personnes réfugiées ou immigrantes ? Merci de nous envoyer un mot (ou quelques mots) à partager ?


Parlant… Autochtones

Abécédaire autochtone

Assemblée nationale des Premières Nations : regroupement des chefs des Premières Nations, entendu que les termes de Première Nations sont utilisés pour désigner les autochtones moins les Inuits, les Métis et les indigènes non-inscrits. Le mot nation s’emploie mieux que tribu.

Autochtone : s’emploie pour l’ensemble des Amérindiens et Inuits.

Amérindiens : autochtones arrivés au pays il y a environ 10,000 ans (après le dégel de la calotte glacière). Les Inuits ont migré vers l’an mille avant l’arrivée des Blancs et ne sont pas considérés comme Amérindiens.

Bâton de parole : bâton que détient quelqu’un qui a autorité pour parler.

Cercle : mode traditionnel des autochtones de se réunir pour prendre des décisions selon la philosophie qui consiste à considérer l’univers comme un tout.

Communauté : à peu près l’équivalent de bande. Un groupe de personnes ayant une affinité identitaire et qui se reconnaissent sur un territoire donné.

Conseil de bande : structure organisationnelle politique imposée par le gouvernement fédéral à un regroupement d’autochtones sur un territoire ; considéré un peu comme une municipalité, mais avec moins d’autonomie.

Conseils traditionnels ou tribaux : conseils des autochtones qui n’acceptent pas les conseils de bande et se dirigent selon les traditions ancestrales. Ex. Kanesatake.

Convention : s’utilise aujourd’hui au lieu du terme traité.

Droits ancestraux ; les droits ancestraux reconnaissent la propriété des autochtones sur des terres qu’ils ont traditionnellement occupées et utilisées et la mainmise sur les ressources du territoire : eaux, minerais, bois, faune, et pêcheries. Ces droits reconnaissent la souveraineté du gouvernement indien sur la population, les terres et les ressources.

Wampum : (mot algonquin) : ceinture fait de grains de nacre tissés. Le wampum porte un message officiel visuel très antique pouvant souligner une alliance.

Quelques chiffres 

Le Canada compte 1,67 million d’autochtones (incluant les Inuits), soit 4,9% de la population canadienne, une augmentation de 42,5% (!) au cours de la dernière décennie.

L’Assemblée nationale des Premières Nations du Québec Labrador compte 11 nations.

Le Canada compte 634 bandes. Québec-Labrador, 56 bandes

Au Canada : 70 langues autochtones dont 36 comptent au moins 500 locuteurs.

La ville de Montréal compte 34 750 autochtones et 150 organismes autochtones

Un fait troublant - Durant 100 ans (de 1876 à 1951) le Canada a interdit les cérémonies spirituelles et religieuses chez les autochtones tels les Potloch et la Danse du soleil. Il interdit aussi toutes manifestations artistiques et linguistiques.

Recherche effectuée par Francine Fournier, CND


Parlant… Personnes Réfugiées

Précisons les termes

La personne réfugiée est celle qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité parce qu’elle craint, avec raison, d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques.Précisons les termes

La personne à protéger est celle qui se trouve au Canada parce qu’il y a des motifs sérieux de croire qu’elle risquerait, dans son pays, d’être soumise à la torture ou à une menace à sa vie ou soumise à des traitements ou à des peines cruels.

La personne protégée est celle à qui l’asile est conféré et dont la demande n’est pas ensuite réputée rejetée.

L’étranger sans papier est celui qui n’est pas muni de papiers d’identité acceptables sans pouvoir raisonnablement en justifier la raison et qui n’a pas pris les mesures voulues pour s’en procurer.

Les immigrants économiques sont des résidents permanents sélectionnés en raison de leurs compétences et de leur capacité à contribuer à l’économie canadienne.

La personne résidente permanente est la personne protégée qui a fait la demande et obtenu la résidence permanente. Elle doit vivre au Canada durant au moins deux ans au cours d’une période de cinq ans, sans quoi elle risque de perdre son statut.

Il faut comprendre que le sort des personnes réfugiées est entre les mains de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et de ses agents. Et que c’est le/la ministre qui accorde la protection.

Les réfugiés parrainés par le gouvernement ou par le secteur privé sont des résidents permanents sélectionnés à l’étranger en vue d’être réinstallés au Canada à titre de réfugiés.

Le regroupement familial est la possibilité donnée à des membres d'une famille, séparés entre plusieurs pays, de se retrouver ; il s’agit des conjoints, des parents ou grands-parents ou autres membres de la famille dont les enfants à charge.

Les demandeurs d’asile (qu’on appelle également les demandeurs du statut de réfugié) sont des résidents temporaires qui sollicitent une protection dès leur arrivée au Canada.

L’asile est la protection conférée à toute personne considérée comme à protéger.

La demande d’asile peut être faite à l’étranger, par une demande de visa comme réfugié, ou au Canada, à un point d’entrée. Si la personne est arrivée ailleurs qu’à un point d’entrée, elle est tenue de fournir à l’agent les documents requis dans les délais prévus par règlement.

La recevabilité : dans les trois jours ouvrables suivant la réception de la demande, l’agent statue sur sa recevabilité.

La perte de l’asile se produit lorsque la demande d’asile est rejetée parce que le demandeur n’a pas qualité de réfugié ou de personne à protéger.

Recherche effectuée par Louise Breton, CND


Nouvelles Du ROJEP
À son assemblée générale tenue le 4 octobre, à laquelle Suzanne Dubreuil, CND, a participé comme substitut, le ROJEP a adopté un plan d’action 2017-2018 sous le thème Réseau en ACTION. Ce plan se décline selon 4 axes :
  • Dynamiser le réseau
  • Participer à la construction de la justice sociale
  • Favoriser la protection de la biodiversité (écologie)
  • Faire goûter à l’expérience de la paix intégrée à la création

Des actions sont proposées pour chacun de ces axes.

À l’aube de ses 15 ans d’existence le ROJEP se questionne sur ce qu’il est vraiment et ce questionnement amène de nouvelles perspectives hypothétiques pour le moment. :

  • L’élargissement géographique : le ROJEP qui est actuellement un réseau plutôt métropolitain; il pourrait s’élargir et devenir un réseau québécois
  • L’élargissement à des groupes devenus séculiers :
  • L’élargissement aux groupes interreligieux  sans cependant perdre de vue l’identité chrétienne du Réseau et son caractère œcuménique.
  • La possibilité d’ajout d’une catégorie de membres individuels

À Venir

La campagne des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes qui se tiendront du 25 novembre au 6 décembre 2017

Le Comité 12 jours rassemble depuis 2008 plusieurs groupes de femmes qui luttent contre les violences ou en défense des droits des femmes de façon plus large. Depuis 10 ans, le Comité mène une campagne annuelle visant l’élimination de la violence systémique envers les femmes qui continue d’exister malgré les avancées des droits des femmes au Québec et au Canada.

Cette année, la campagne a comme but spécifique d’expliciter ce que sont les violences systémiques, en mettant l’accent sur les expériences vécues par les femmes habituellement reléguées aux marges. De plus, la campagne vise aussi à faire connaître et reconnaître l’action et les expertises développées par les organismes travaillant à l’autonomisation des femmes.


Agenda

À Montréal

  • Le vendredi 10 novembre, de 9 h 30 à 15 h 30, à la Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest, rencontre JIPC Québec de la CRC : Que préparent les communautés religieuses pour l’avenir du Québec ?À Montréal
  • Le samedi 11 novembre, de 9 h 30 à 15 h 30, à notre maison mère, journée de formation ARDF-Montréal, sous le thème Libérer notre regard pour créer des relations égalitaires avec Renaude Grégoire.
  • Les dimanche et lundi 26 et 27 novembre 2017, à la Maison Bellarmin, 25 Jarry ouest, dans le cadre du Colloque international du Forum international de rencontre des femmes en dialogue, activité sous le thème « Femmes et féminismes en dialogue : approches de médiation, lectures interculturelles et intersectionnelles ».
  • Le lundi 13 novembre, à 19 h 30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, lancement du livre d’André Myre,  Prier autrement, à l’écoute des évangiles.
  • Le lundi 4 novembre, de 17 h 30 à 19 h 30, à la librairie Paulines, 2653, rue Masson, suite de la série Libérer la prière, La source Q, une prière convaincante, avec le bibliste André Myre.
À Québec
  • Le jeudi le 16 novembre à 19h30, au sous-sol du Montmartre, 1669 Chemin St-Louis, à Sillery, « Mon engagement envers les pauvres m’a transformé » avec Hélène Anctil de l’Arche L’Étoile et Pierre Gravel, directeur de la Bouchée généreuse.
  • Le vendredi 17 novembre, de 9 h 00 à 16 h 30, chez les Sœurs de St-Joseph de Saint-Vallier, 560 Chemin Ste-Foy, journée d'étude 50 ans après Populorum Progressio : cheminement de solidarité humaine, organisé conjointement par la Chaire de leadership en enseignement Marie-Fitzbach en pastorale et éthique sociales (Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval), le Centre justice et foi et L'Entraide missionnaire. Tarif : 20 $.
  • Le mardi 14 novembre à 11 h 45, à l’Université Laval, à Québec - Pavillon Paul-Comtois - Local 3106, Les femmes et les mines... (Pérou) - Trajectoires passées et présentes avec Patricia Amat y León, féministe péruvienne.
  • Le jeudi 16 novembre (tous les jeudis), à 13 h 30 à 16 h 00 Café-rencontre entre femmes, Victimisation / Dévictimisation.
  • Le lundi 20 novembre, à 19 h 00, au IGA Pierre Jobidon, à Limoilou, 825, 4e Avenue / coin de la Canardière, Alimentation saine et écoresponsable.
  • Le vendredi 24 novembre de 17 h 00 à 19 h 00, devant le Centre des congrès de Québec : 900 boul. René-Lévesque Est, L'eau c'est sacré, manif contre l'extractivisme

À La Source

Étant donné l’attention portée aux populations autochtones, nous proposons à la lecture et à l’échange La Femme-Ciel, un chapitre du livre Paroles de paix en terre autochtone de Guylaine Cliche et du conseil traditionnel mohawk de Kahnawake. Il s’agit des pages 155 à 161. 

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