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« Dessiner l'Amérique française »

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Lancement de la nouvelle exposition du Musée Marguerite-Bourgeoys.

Ce mardi 15 mai, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours accueillait sœurs et amateurs d'art et d'histoire pour le lancement de la nouvelle exposition du Musée Marguerite-Bourgeoys consacrée aux illustrations historiques de Francis Back et intitulée « Dessiner l'Amérique française ». Saluant au passage les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame et en particulier sœur Danielle Dubois, qui était directrice du Musée à l'époque où on a d'abord songé à ce type d'exposition, monsieur Stéphane Chagnon a souligné le travail d'équipe qui a mené à la concrétisation du projet.

La collaboration entre Francis Back et le Musée date d'assez loin. Ce fut d'ailleurs un des facteurs qui a contribué au fait que monsieur Back accepte qu'on consacre une première exposition à ses œuvres. S'il s'était montré réticent à cette idée jusqu'à présent c'est, entre autres, parce qu'il ne se voit pas comme un créateur de tableaux d'art « je donne de l'information », dit-il. Pour lui, un dessin historique sorti de son contexte se vide de sens, c'est une image orpheline. L'approche proposée par les gens du musée permettait toutefois de le réconcilier avec l'idée d'une exposition : en effet, c'est la démarche de l'artiste qui prend la vedette : observer, comprendre, traduire.

Au fil de l'exposition nous entrons ainsi dans le monde d'un « chercheur dessinateur ». Pour illustrer une scène historique il faut puiser l'information à diverses sources archivistiques et archéologiques. Monsieur Back ne prend pas de raccourci. Nous avons pu le constater en comparant certains artefacts exposés avec ceux qui étaient représentés dans différentes scènes illustrant la vie quotidienne au temps de la Nouvelle-France : chaque détail du dessin est documenté. Plus encore, un seul dessin est divisé en plusieurs parties, chaque section faisant l'objet d'une étude particulière. La recherche d'information ne se limite pas à des descriptions de lieux ou d'objets. Il faut intégrer les renseignements recueillis, comprendre le contexte de l'époque. Il s'agit, après tout, de recréer une réalité qui n'est plus pour la rendre accessible aujourd'hui : c'est tout un défi !

Monsieur Raymond Montpetit, directeur du conseil d'administration du Musée Marguerite-Bourgeoys, soulignait justement dans son allocution d'accueil le besoin que nous avons des illustrations historiques pour comprendre notre passé. Il n'existe évidemment aucune photographie pour documenter la fondation de Ville-Marie par Maisonneuve, ou l'établissement de l'étable-école de Mère Bourgeoys. Le travail de monsieur Back fournit donc une référence visuelle vitale. De l'aveu même de l'artiste cependant, il semble qu'il y ait malheureusement peu de relève en ce domaine. C'est une autre raison pour laquelle monsieur Back a consenti à ce projet d'exposition : pour encourager tous ces enfants rêveurs, qui aiment le dessin et les crayons de couleurs, ceux qu'on orientera immanquablement vers des carrières plus « rentables ».

Monsieur Back nous a ainsi parlé de sa propre enfance, et de ses parents pour qui l'expression par le dessin allait de soi. De sa mère il nous dira qu'elle enseignait dans une école de rang ; c'est elle qui lui fit ce cadeau particulier d'un intérêt pour notre histoire, nourri entre autres par le livre Les Anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé.

L'artiste tenait d'ailleurs à souligner l'œuvre de toutes ces femmes, professeures laïques ou sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, qui ont fait reculer la misère en outillant leurs élèves de nouveaux savoirs. Monsieur Back connaît bien, en effet, les sœurs de la Congrégation : ce sont ses œuvres qui illustrent notre exposition virtuelle, Croire et Vouloir. Fidèle à sa démarche, il n'a rien illustré qu'il n'ait d'abord revisité. Nul doute qu'il ait reconnu dans l'histoire de Marguerite Bourgeoys et de ses filles les principes de l'éducation libératrice : n'est-ce pas là ce qu'il fait lui-même ?

On nous accueillait à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours pour le lancement de l'exposition.
Sur cette photo on reconnaît, de gauche à droite, sœur Arlita Matte, sœur Josephine Badali, sœur Hughette Lévesque, sœur Marie de Lovinfosse (de dos), madame Angélique Pichon, du service de pastorale de la Chapelle, et madame Marie-Josée, du Service des archives de la Maison mère.

De fait, un volet éducatif s'ajoutera à l'exposition dès septembre. Les enfants qui visiteront le musée se verront proposer de dessiner la première Chapelle, utilisant cette démarche de « chercheur dessinateur » avec laquelle ils se seront tout juste familiarisés.

Sœur Jeanne Bonneau et soeur Annette Courtemanche
parmi les premières arrivées.

L'exposition sera présentée au Musée Marguerite-Bourgeoys jusqu'en avril 2013.

Une des images de l'exposition virtuelle Croire et Vouloir,
présentée dans le cadre de l'exposition au Musée.

 

Étude pour réaliser l'image ci dessus.

 

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