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Le Flamboyant - 20e édition, 15 février 2012 (2)

CND

Ensemble, nourrir l’unité dans l’Espérance

Comme les bourgeons d’un arbre contiennent les feuilles et les fleurs à venir, chacune de nous porte en elle des trésors de richesses insoupçonnées. Comme les bourgeons doivent éclore pour livrer leur promesse, ainsi, chacune doit s’ouvrir à l’autre pour que le miracle de l’Espérance s’accomplisse et libère au grand jour l’abondance qu’y a déposée le Créateur.

Pour les bourgeons, c’est le climat qui en sera l’élément déclencheur. En occident, le froid les garde dans un état « insensible » tout l’hiver : il leur faudra les assauts répétés du soleil et de la chaleur pour les obliger à livrer une féérie de couleurs et de verdure qui enchante, le printemps venu. En d’autres lieux, à l’orée du désert, c’est la sécheresse qui les garde prisonniers et peut même causer leur mort. Mais quelle beauté et quel bonheur lorsque le ciel libère des quantités de pluie provoquant l’éclatement sans pudeur de milliers de fleurs aux couleurs innommables tant leur éclat est au-delà de nos meilleurs souvenirs !

La vie renaît et c’est l’émerveillement ! Le miracle : ce que l’on croyait endormi, mort, est vivant ! Et cette vie régénère celle qui veut bien en saisir l’essence.

Il en est de même de notre vie communautaire, « petit carré du jardin de l’église », auquel Mére Bourgeoys comparait sa communauté. La beauté de ce jardin vient de la diversité de ses fleurs, de ses couleurs, de ses parfums. Marguerite Bourgeoys se plaisait à les dire « différentes en couleur, en odeur et en saveur ! » (EMB p. 102). Comme dans l’église, il y a diversité de dons (Cor, 12,4) ; ainsi en est-il dans tout groupe communautaire. Et Marguerite Bourgeoys décrit en ces mots le facteur essentiel à l’éclosion de ces mille et uns dons cachés dans l’étre de chacune : « l’union de l’esprit et des cœurs, pour qu’il n’y ait qu’une même volonté de grâce dans cette communauté, c’est l’Amour ». Elle disait : « C’est l’Amour aussi qui donnera à chaque sœur sa beauté particulière ».

Comme dans le bourgeon, l’amour en chacune est latent. C’est une présence qui demande à être ravivée pour se manifester : « Avant que tu sois, j’étais déjà là » (st Augustin). Tout ce qui remplit nos journées : le travail, l’entraide, la prière, l’accueil, l’écoute de l’autre, les rires, les récréations communes, les chants… ravivent-ils l’amour en nous ?

Le moteur de l’épanouissement et de l’éclosion, qui nourrit cet Amour, est une ouverture, « une présence à la Présence », à Sa Présence. C’est la « pierre d’aimant » celle qui donnera au carré de jardin de l’église voulu par sainte Marguerite, son éclatement, sa beauté. « Il m’a semblé, dit-elle, que nous étions des charbons propres à faire du feu et que la sainte communion était toute propre à nous allumer » (EMB p. 287). Nos cœurs doivent rester en éveil. Même la nuit mon cœur veille, simple présence à la Présence, « en voyant la lampe de l’église, elle fait bien connaître cette union » (EMB p. 98).

En ce début d’année 2012, nourries de cette Présence, Dieu avec nous, engageons-nous à Le faire vivre dans notre monde en manque d’Espérance. Ainsi, nous pourrons chanter à l’unisson :

Je voudrais qu’en nous voyant vivre, étonnés, les gens puissent dire : Voyez comme elles s’aiment, voyez leur bonheur

(Robert Lebel)

Louise Bouffard, CND - Yaoundé

 

 

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