Your browser is not Javascript enable or you have turn it off. We recommend you to activate for better security reasonShopping de Noël?

Accueil > Nouvelles

Shopping de Noël?

CND

Au printemps, il n’y a pas eu assez de pluie non plus. Par conséquent, plus de 11 millions de personnes sont confrontées à de graves pénuries alimentaires. Il est difficile de concevoir un aussi grand nombre. Je me représente New York un jour de semaine et j’imagine que chaque personne présente dans la ville meurt de faim. Telle est l’étendue de cette crise alimentaire. Certaines régions de ces pays ont été déclarées en état de famine par les Nations unies; d’autres en sont à deux doigts. Si l’on ajoute à ces faits l’instabilité et la violence qui règnent dans certaines de ces régions, la situation requiert une intervention divine.

En tant que chrétiens, nous pensons que nous sommes « les mains et les pieds » du Christ sur terre, et nous entendons les cris. Dieu répond par notre intermédiaire. Au même moment, des milliers de personnes aux prises avec les crises économiques remplissent certaines de nos rues et demandent de l’aide. À la lumière des difficultés économiques des pays industrialisés et de l’extrême pauvreté du tiers-monde, il est difficile de ne pas se sentir impuissant face à l’impasse et à la misère.

Le premier pas est crucial. Il semblerait qu’un bon premier pas serait d’examiner sérieusement la réalité des personnes appauvries en Afrique de l’Est. Ce sujet reçoit moins d’attention de la part des médias que les séries éliminatoires de baseball. Quelques clics de souris suffisent à trouver l’information en ligne. En présence de Dieu qui est toujours avec nous, que nous l’admettions ou non, nous posons la question, « Que pouvons-nous faire? »

Les Américains ont généralement tendance à prendre des mesures immédiates pour résoudre un problème, pour « l’arranger ». Cette propension qui est la nôtre est à la fois un don et une malédiction. Elle nous pousse à agir mais nous rend impatients lorsque les choses ne sont pas résolues ou ne s’arrangent pas. La pauvreté est une réalité à long terme; la famine est une crise qui nous laisse peu de temps pour agir.

Les disparités se produisent aussi chez nous. Nous sommes à la saison des récoltes qui comprend les célébrations américaine et canadienne de l’action de grâce. C’est un temps pour exprimer de la gratitude pour tous les dons faits par Dieu. Pourtant, selon le département d’agriculture des États-Unis, en 2010, 16 millions d’enfants habitaient des foyers en situation de précarité alimentaire en Amérique, ce qui veut dire que de nombreux enfants vont se coucher avec la faim au ventre dans notre pays.

La question « Que pouvons-nous faire? » se pose à nouveau. Dans son enseignement, Gandhi recommandait de fixer notre attention sur la personne la plus pauvre que nous connaissons, et de nous demander quel impact aurait notre prochaine action sur cette personne. C’est un exercice courageux, qui requiert de dépasser le stade de la culpabilité pour arriver à la réflexion et à l’action. Cela peut entraîner un changement de style de vie, ainsi qu’une ouverture du cœur et des ressources à partager avec les autres.

Dans peu de temps, les médias nous bombarderont de suggestions de cadeaux de Noël. Il existe d’autres façons d’offrir. Lors de mes recherches sur internet, j’ai consulté le site des « Catholic Relief Services ». Ils sont présents en Afrique de l’Est depuis plus de 50 ans, dans le but de fournir de l’éducation et de subventionner des programmes agricoles afin d’offrir un avenir à la région. De plus, ils nourrissent des dizaines de milliers de réfugiés des régions touchées par la famine. Les CRS collaborent avec des représentants locaux et d’autres organisations humanitaires afin de s’occuper des personnes dans le besoin, dans la dignité et le respect de leur culture, en les faisant participer à leur propre reconstruction.

De nombreuses autres organisations s’occupent de la faim dans le monde. C’est un problème qui n’est pas prêt d’être réglé, mais c’est aussi une réalité qui peut être changée si suffisamment de personnes s’y engagent. Dans tous les enseignements de Jésus, un seul nous explique clairement la manière dont nous serons jugés lorsque nos vies finiront :

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; (…) j’étais un étranger et vous m’avez recueilli; (…) En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »


Sr. Patricia McCarthy,

Article publié par: The Rhode Island Catholic
 

 

Retour à l'index précédent Toutes les nouvelles
© Tous droits réservés Congrégation de Notre-Dame, Montréal, Québec, Canada