Accueil > Œuvres et activités > Familles

Sœur Marilyn von Zuben, CND, au service des femmes et des enfants



« L’esprit d’entraide, chez les personnes vivant des situations extrêmement angoissantes, m’étonne et me bouleverse.

Je crois que c’est ce que Dieu souhaite pour le monde entier ! »

Marilyn von Zuben



Sœur Marilyn partage son temps entre divers organismes où elle agit à titre de bénévole de façon ponctuelle : elle répond aux besoins qui se présentent!

Depuis 2015, elle visite deux fois par semaine la maison Chez Doris, un centre de jour montréalais pour les femmes en difficulté. Elle y offre une écoute bienveillante aux femmes qui ont envie de parler. Sœur Marilyn se considère témoin privilégiée de l’étonnant climat de collaboration qui règne entre ces femmes qui ont en commun leur infortune : « Au bout du compte, j’ai toujours l’impression de recevoir plus que j’ai donné ! »

Sœur Marilyn visite également les familles au YMCA qui accueille les réfugiés et les demandeurs d’asile. Sa conversation engageante et son don pour les langues (elle en parle plusieurs) lui permettent d’établir facilement le contact avec les personnes rencontrées.

Sans qu’elle cherche nécessairement à parler de Dieu, à moins d’y être invitée, on entend régulièrement sœur Marilyn chuchoter « Merci mon Dieu ! » en gratitude pour les grands et les petits bonheurs de la vie.

Au service des enfants

Née à Toronto, Marilyn von Zuben entre à la Congrégation en 1953. Elle enseigne à Ottawa pendant sept ans. En 1963 elle s’envole pour le Japon où elle enseigne l’anglais langue seconde à Fukushima. Sœur Marilyn mémorise systématiquement les noms des 650 jeunes filles qu’elle voit chaque semaine.

Quelques années plus tard, elle enseigne à Kitakyūshū auprès des garçons de l’école Meiji Gakuen. Que de fous rires avec ces élèves ! Sœur Marilyn garde un merveilleux souvenir du Japon et revient de sa mission en 1976 avec une meilleure appréciation du rôle qu’occupe la foi dans sa vie.

De retour au Canada, elle devient coordinatrice d’éducation religieuse auprès des paroisses et des écoles anglophones du diocèse de Hull. En 1980, elle ouvre la Maison de prière Marywood en Colombie-Britannique. Elle est ensuite appelée à remplacer l’aumônier de l’Université St-Paul à Ottawa ; sœur Marilyn est la première femme à y occuper cette fonction.

Au service des mères

En 1992, sœur Marilyn part pour Kumbo, dans la région du nord-ouest du Cameroun. Sa volonté d’apprendre la langue locale, le pidgin, enchante ses interlocuteurs. Elle converse avec les femmes rencontrées au marché et prend conscience des difficultés particulières vécues par certaines d’entre elles. Elle crée des groupes de soutien pour les veuves et les femmes monoparentales.

Elle encourage les parents à investir dans l’éducation de leurs filles autant que dans celle de leurs garçons. Pour les y aider, elle dirige le premier groupe camerounais du programme de parrainage Chalice. Grâce à ce parrainage, des enfants et des personnes âgées ont accès à l’école et à des ressources médicales. Le programme compte aujourd’hui plus de 1820 bénéficiaires.

Sœur Marilyn accompagne des victimes d’abus de pouvoir pour qu’elles soient entendues en cour. Après des années de lutte, la cause présentée au tribunal est finalement perdue en loi mais gagnée sur le terrain : les comportements changent. Les gens expriment beaucoup de gratitude envers sœur Marilyn pour son aide à faire valoir leurs droits.

Au service des missionnaires

À son retour au Canada en 2010, sœur Marilyn prend conscience de la perte de repères vécue par les missionnaires de retour au pays après des années passées à l’étranger. Encore une fois, elle répond aux besoins présents. Elle démarre un groupe pour les missionnaires, hommes et femmes, qui vivent le retour dans un pays où ils ne connaissent plus personne. Comment se servir de l’expérience acquise en mission pour contribuer à la société et à l’Église d’ici ?



Sœur Marilyn avec sœur Madelyn Brenan, CND ; toutes deux ont été missionnaires au Japon. (Photo CND 2017)


Photos

Première année de sœur Marilyn au Cameroun : sœur Noreen McDonald, CND, monsieur Joseph, sœur Cécile Buote, CND et sœur Marilyn von Zuben, CND. (Photo CND 1993)

Sœur Susan Kidd, CND, accompagne sœur Marilyn chez une famille camerounaise. (Photo CND 2004)

Sœur Marilyn lors de visites de sensibilisation auprès des hôtels de Montréal dans le cadre d’un projet visant la prévention de la traite humaine lors d’événements sportifs. (Photos CND 2012)

L’accueil des visiteurs à la Maison mère est une autre fonction de notre bénévole.

Photo prise pendant une visite des jardins et des installations du Collège Dawson par le Comité vert de la Maison mère dont sœur Marilyn est membre.

Sœur Marilyn chargeant la voiture de vêtements d’hiver et de couvertures destinés aux immigrants. (Photo CND 2016)

Sœur Marilyn, sœur Josephine Badali, CND et sœur Cécile Duplain, CND examinent avec satisfaction les tuques tricotées par plusieurs sœurs de la Congrégation à l’intention des nouveaux arrivants au pays. (Photo CND 2016)

Étiquettes avec le mot « Bienvenue » dans les deux langues officielles du Canada d’un côté et en arabe de l’autre. (Photo CND 2016)

Sœur Marilyn en train d’apposer les étiquettes sur des mitaine tricotées par des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. (Photo CND 2016)

Sœur Marilyn, bénévole du cœur!

Contribution de sœur Marilyn à la campagne « On peut faire mieux 2015 » initiée par le Conseil canadien de la coopération internationale (CCCI). Cette campagne incitait les citoyens à faire connaître au gouvernement les questions qui les préoccupaient.